En 2026, alors que le monde semble happé par les écrans et l’instantané, la France continue de placer l’art au centre de sa vie. C’est le constat éclatant que dresse le 500ème numéro de Beaux Arts Magazine. Cette publication mythique accompagne depuis plus de quarante ans la création sous toutes ses formes : peinture, sculpture, cinéma, gastronomie ! Mais la véritable force de ce numéro réside dans son grand sondage Ipsos-BVA, qui dresse un portrait passionnant des Français face à l’art. Et le résultat est sans appel : la passion est toujours là, plus vive que jamais.
Oui les Français aiment l’art. Ils le pratiquent, l’observent, le collectionnent et ne se contentent plus de l’admirer dans les musées. Ils l’intègrent dans leur quotidien, dans leurs loisirs, leurs choix esthétiques, parfois même dans leur travail. En un mot, l’art n’est plus un luxe culturel. L’art est devenu une manière d’être au monde.
Je précise que je n’ai pas d’intérêts dans ce magazine, mais cette information est à chaudement diffuser !
Plus d’art dans le quotidien
82 % des Français souhaitent davantage d’art dans leur vie quotidienne. Un tiers possède une œuvre d’art chez lui. Et, fait marquant, l’art contemporain dépasse désormais l’impressionnisme.

Cette France artistique n’est ni élitiste ni frileuse : elle est ouverte, éclectique, profondément curieuse. La photographie arrive en tête des pratiques préférées avec 45 %. Ensuite 40% des français préfèrent la peinture et ensuite du dessin avec 26 %. Chez les plus jeunes, la mode s’invite au même rang que les beaux-arts classiques. Les frontières s’effacent, la création circule.
Entre icônes et audace
Quels artistes ressortent de ce sondage ? Léonard de Vinci reste indétrônable, suivi de Van Gogh, Monet et Picasso.
Mais un vent nouveau souffle : Banksy, artiste vivant le plus cité, incarne un art libre, percutant, sans piédestal. Un art de rue, accessible, qui parle à tous. La France de 2026 n’oppose plus le musée et la rue, ni l’ancien et le contemporain. Elle les réunit dans une même conversation.
L’art contemporain en tête
Pour la première fois, l’art contemporain avec 25% devance les 23% de l’art ancien. Un renversement complet depuis l’an 2000, où les chiffres disaient l’inverse. Ce basculement, c’est le fruit d’un travail collectif. En effet les politiques culturelles, le mécénat d’entreprise, les fondations et initiatives locales ont ancré l’art au cœur de la vie sociale. On le croise désormais partout : dans les écoles, les hôpitaux, les supermarchés, les festivals, et même dans les villages où les ateliers d’artistes ouvrent leurs portes.
Mais si l’art se déploie dans tous les espaces, rien ne remplace la rencontre directe avec l’œuvre. 42 % des « coups de cœur artistiques » ont lieu dans un musée, et pour 8 % cela arrive sur les réseaux sociaux. Les Français le savent instinctivement : l’émotion ne s’imprime pas que sur écran.
Les copies n’attirent que 47 % d’entre eux, et seuls un tiers des français goûtent vraiment aux expositions immersives, pourtant à la mode. Le public préfère la vérité d’un geste, la matière d’un tableau, le grain d’une sculpture.
L’émotion avant la maîtrise
Beaux Arts Magazine souligne un paradoxe. 62 % des Français disent ne pas tout comprendre à l’art contemporain, mais cela ne les empêche pas de l’aimer. Ce paradoxe révèle un rapport sincère à la création. On aime ce qui nous échappe, comme une énigme qui continue de vibrer en nous.
Une jeunesse en marche
La meilleure nouvelle vient des jeunes. 67 % des moins de 25 ans ont visité une exposition en 2025, un record historique. Les étudiants dépassent même les cadres dans les statistiques de fréquentation.

Contrairement aux prophéties alarmistes, la relève est là, et elle ne se contente pas de défiler sur TikTok : elle entre au musée, elle s’émeut, elle questionne.
Une vitalité française sans équivalent
Pour Frédéric Jousset, propriétaire de Beaux Arts & Cie et fondateur d’Art Explora, la France connaît aujourd’hui un élan artistique unique au monde, loin de toute idée de déclin. Sa fondation prépare un sondage européen pour mesurer cette vitalité culturelle face aux autres pays.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : musées pleins, expositions itinérantes, ateliers participatifs, mécénat citoyen… l’art circule, s’invente et relie.
Conclusion : l’art, toujours là où bat le cœur
En 2026, la France artistique n’est pas un mirage. Elle est une réalité multiple, vibrante, parfois contradictoire, mais profondément vivante. Les Français ne se contentent plus de contempler, ils participent, créent, ressentent. Et si le numérique propose des effets, les musées, eux, offrent encore ce que rien ne remplace : le silence habité d’une œuvre qui vous regarde en retour.
En définitive, l’art en France n’est plus une simple parenthèse dominicale ou un luxe réservé à quelques initiés. L’art est un véritable moteur d’existence. Cette effervescence, portée par une jeunesse curieuse et un désir profond de retour au « vrai », montre que nous ne voulons plus seulement être les spectateurs de la beauté, mais les acteurs de notre propre sensibilité.

Passer de l’admiration à la création est l’étape naturelle de ce voyage. Si, comme la majorité des Français, vous ressentez ce besoin de toucher la matière, de dompter la couleur ou de donner corps à vos idées par la sculpture, il est temps de franchir le seuil de la pratique.
C’est ici que l’aventure commence vraiment. Soyez adepte de la convivialité d’un atelier de quartier pour ressentir le grain de la terre, ou préférez la liberté et la disponibilité de cours en ligne pour progresser à votre rythme. Les opportunités n’ont jamais été aussi accessibles. En 2026, n’attendez plus que la sculpture vous regarde : prenez les outils et rejoignez le mouvement.